• Le Seigneur guerit

    Et on lui amena un homme sourd, qui avait la parole empêchée; et on le pria de lui imposer les mains. Et l'ayant tiré de la foule à part, il lui mit les doigts dans les oreilles ; et ayant pris de sa salive, il lui en toucha la langue. (Marc VII, 32, 33.)

     

    Le Seigneur, pour guérir ce sourd-muet, commence par toucher du doigt ses organes malades. Il touche du doigt ses oreilles et sa langue, comme pour lui dire : C'est ici que tu souffres et qu'est le siège de ton mal. Le Seigneur, encore aujourd'hui, commence de la même manière ses guérisons spirituelles. Il met le doigt sur la plaie et nous signale quelque chose de particulier qui met toute notre vie en interdit. Au lieu de nous dire d'une manière générale que nous sommes pécheurs, il attaque tel côté de notre nature, quelque chose de spécial par où il veut que nous commencions notre conversion. Ordinairement ce sont les côtés que nous ne voulons pas voir, ou sur lesquels nous ne voulons pas porter le couteau. C'est donc toujours un bon signe quand nous sommes travaillés dans notre conscience au sujet d'un péché particulier qui devient enfin péché à nos yeux et qui ne nous laisse plus de repos. Le Seigneur appuie quelquefois tellement le doigt sur notre plaie, que toutes les échappatoires deviennent impossibles et qu'il faut en venir à un changement radical. Aussi longtemps qu'on traîne avec soi quelque chose qui tient du vieil homme et qu'on ne veut ni reconnaître ni abandonner, la vie chrétienne ressemble à un état de consomption. Mais Dieu nous tire à l'écart, il met le doigt sur notre difformité, il nous place dans l'alternative de briser avec l'interdit qui nous perd ou de passer, en le gardant, une vie empoisonnée, de regrets et de remords.


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